La rotation de la
roue entraîne un axe en bout duquel se trouve
une grosse roue dentée, le "rouet
de fosse"
qui, par
l'intermédiaire d'un engrenage
métallique
démultiplicateur, entraîne une autre grosse roue, le
"rouet
de volée".
Celui-ci, par l'intermédiaire d'un
autre engrenage
métallique
entraîne l'axe de la "meule
tournante".
Il est à noter que les dentures des "rouets" sont en
bois de cormier, amovibles en cas de casse. Ceci également
évite d'avoir à les lubrifier, les frottements bois
contre fer dispensant du graissage; en plus cette partie de
l'installation tourne de ce fait dans un silence quasi absolu.
L'ensemble, roue
à aubes
et rouets, tourne en
permanence afin
d'éviter que les aubes qui, en cas d'immobilisation, seraient
maintenues hors d'eau, ne s'assèchent tandis que les autre
seraient gorgées d'eau. Au moment de la remise en marche cela
pourrait amener un phénomène de "balourd" qui pourrait
provoquer des dégradations au niveau des axes et des paliers.
C'est pourquoi il existe une sorte de débrayage, dissociant roue
et rouets de la meule. La roue dentée transmettant le mouvement
du "rouet
de volée" peut
être abaissée afin
d'établir les contacts et mettre le moulin en marche ou au
contraire relevée afin de ne plus entraîner la meule.