Le moulin fonctionne
par la force motrice des eaux de la
Sèvre Niortaise dont le niveau est remonté de 1
mètre par un déversoir
qui canalise également le courant en direction du "bief"
aboutissant à
la "roue
à aubes".
Celle-ci comporte 40 aubes d'un peu plus de un
mètre
carré chacune. Elle transforme l'énergie du courant d'eau
en action
mécanique. Sa mise en rotation s'effectue en relevant une "pelle"
qui,
dans sa position basse, empêche l'arrivée de l'eau. En
relevant plus ou
moins cette "pelle", l'eau est
admise en plus ou moins grande
quantité
dans le "bief", ou "bée", ou "abée" qui amène l'eau
de la rivière à la
roue, ce qui joue sur la vitesse de rotation de cette roue. En cas
d'afflux d'eau (orage ou inondation...) la "pelle" peut être
totalement
baissée afin d'éviter l'emballement des mécanismes.
A l'entrée de l'"abée"
se trouve une grille
empêchant
les débris flottants de s'engager dans la roue à aubes
dont les pales
ne passent qu'à 2 ou 3 centimètres du fond
cimenté. Aussi, à l'automne
en particulier, le meunier était-il obligé de surveiller
constamment
l'accumulation des feuilles devant sa grille et de les retirer
fréquemment afin de laisser le libre écoulement de l'eau.
De
la roue à aubes, en
1988, il ne restait pratiquement
que les ferrures.